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Plus les aides auditives se sophistiquent, plus la méthodologie d’appareillage doit se professionnaliser. A la fois philosophie, dont le nombre d’émules va croissant, et outil de mesure objectif au service de l’audioprothésiste, la mesure in vivo (MIV) s’inscrit parfaitement dans cette démarche et peut constituer un véritable pilier dans le processus de réhabilitation auditive. Tour d’horizon au travers de la philosophie de cette approche et de son fonctionnement.

Depuis quelques années, et l’avènement de l’ère numérique, le combat technologique auquel se livrent les fabricants d’aides auditives ne cesse de s’intensifier : algorithmes favorisant la perception de la parole, système de microphones directionnels automatiques, Anti-Larsen par décalage et/ou opposition de phase…Autant de prouesses technologiques mises au service de l’audioprothésiste pour la satisfaction de ses patients.

Mais si nos outils ont évolué, en est-il de même de nos pratiques ?

Comment définir l’approche audioprothétique ?

D’une manière simple, on peut estimer que le travail de l’audioprothésiste est de déterminer à partir des caractéristiques de la perte d’audition d’un patient, qu’il aura bien entendu pris soin de relever, quel “matériel” va s’adapter au mieux à la compensation de cette perte et ensuite l’adapter le plus précisément possible.

Quelle philosophie derrière la mesure in vivo ?

Le point de départ de toute proposition corrective est la détermination de valeurs cibles d’amplification, elles-mêmes définies par les relevés audiométriques réalisés sur le patient. A partir du moment où les cibles sont définies, l’objectif pour l’audioprothésiste est d’apporter au travers de son appareillage l’amplification nécessaire pour atteindre ces cibles, et ainsi transférer suffisamment d’énergie au système auditif pour compenser la perte. 

Description de l’outil

Pour bien appréhender le fonctionnement de cet outil, la suite de ce document vous propose de décortiquer les éléments constitutifs d’un système de mesure in vivo.

■ Elément n°1 : le sonomètre sonde

Cette partie constitue le dispositif de mesure : un sonomètre sonde positionné devant le tympan. La sonde, enchâssée d’un côté sur le microphone de mesure, est positionnée devant le tympan. La proximité de la sonde de mesure avec le tympan conditionne la précision du recueil. Avant de réaliser une mesure, l’ensemble devra être calibré. La calibration permet d’obtenir un point acoustique. A partir de cette étape, le niveau mesuré à l’extrêmité de la sonde sera calculé en différentiel par rapport à ce point de référence et permet l’obtention d’une mesure en dB SPL.

■ Eléments n°2 : le générateur sonore

Nous avons donc maintenant un dispositif de mesure à proximité du tympan. Il va permettre de quantifier les variations de pression acoustique en prenant en compte l’ensemble des flux d’énergie évoqués ci-dessus. La philosophie de compensation d’un déficit auditif passe par le transfert d’une énergie sonore dans la dynamique auditive du malentendant. Par exemple, permettre aux éléments constitutifs d’un spectre vocal d’être perçus.
L’idée est ensuite simple. Le son émis par le HP sera mesuré sur ce point étalon et, par une boucle de rétro contrôle continuellement ajusté pour assurer le spectre sonore souhaité (méthode d’équalisation en temps réel). Il existe une limite à cette approche dans le cas d’une mesure en système ouvert, ainsi que pour l’utilisation d’un signal fluctuant en intensité comme un son de mesure vocal ICRA ou ISTS par exemple.

Intérêts et limites

Les raisons d’utiliser la MIV sont nombreuses :

 - Le CAE est une cavité aux caractéristiques volumétriques et acoustiques différentes pour chaque individu et l’insertion partielle ou complète d’une aide auditive la modifie. En conséquence, un même ACA aura, dans chaque oreille, des caractéristiques acoustiques différentes qui ne pourront se mesurer sur un coupleur standard ou se calculer.

 - Elle permet de tenir compte des corrections acoustiques dont nous connaissons l’impact fondamental sur la réussite d’un appareillage auditif, en cas d’appareillage ouvert ou largement ventilé, la pression acoustique parvenant réellement au niveau du tympan est imprévisible. La MIV est quasiment indispensable.

- En cas d’appareillage d’un très jeune enfant, le volume de la cavité résiduelle étant très réduit, la pression acoustique au niveau du tympan est nettement plus importante que celle mesurée chez l’adulte ou sur coupleur 2cc.

C’est aussi un excellent outil d’éducation tant pour l’audioprothésiste que pour le patient et ses accompagnants auxquels il est toujours intéressant d’expliquer les performances de l’appareillage. Elle permet également de faire prendre conscience du niveau de technicité et de professionnalisme de notre démarche, la pratique de la MIV demande beaucoup de rigueur de la part de l’audioprothésiste qui doit connaître et suivre un protocole de mesure bien défini.

    

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