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Stress auditif
LE BRUIT : PREMIER FACTEUR DE STRESS
octobre 2, 2020

A l’heure où l’on tente de répondre aux problèmes écologiques et environnementaux, un type de pollution semble échapper aux radars : le bruit. De récentes études ont permis de mettre en lumière les effets du bruit sur l’organisme.

Principale source de pollution de nos sociétés modernes, il accompagne tous nos faits et gestes, s’invite dans nos quotidiens, à la maison comme à l’extérieur. Réel enjeu pour les services d’urbanisme, qui tentent de limiter le volume sonore émis par les activités humaines : circulation, zones aéroportuaires, vie d’entreprise, domestique, écoles, loisirs etc.

Là où il y a de la vie, il y a du bruit… Mais saviez-vous qu’il est nuisible et entraîne des conséquences physiologiques et psychiques ?

Certainement, une sensation de stress ou d’irritation vous a-t-elle déjà envahi après une journée de travail, où régnait un grondement incessant de machines et de voix ; ou même après une simple ballade en ville ?

Vous ne vous en doutez peut-être pas, mais la raison en est le bruit. Et plus exactement, le stress qu’il occasionne.

  • FOCUS: Comment le bruit produit-il du stress ?

Le cerveau tente en permanence de s’adapter au milieu extérieur en traitant les informations sensorielles perçues. Et voilà comment le bruit se transforme en ennemi cognitif : le bruit, éprouvé dans l’excès de volume ou de durée, est analysé comme négatif, voire dangereux, par le système nerveux central. Alors celui-ci « sonne l’alarme » et cède au mal de l’époque : le stress.

On le sous-estime mais c’est la première cause de stress aujourd’hui ; la sensation de ne pouvoir échapper au bruit est véritablement cause de souffrance.

   Mais comment cela fonctionne exactement ?

Lorsque nous percevons un danger, notre corps réagit selon des mécanismes physiologiques naturels. Plus communément, on parle d’état de stress. Le stress est en fait une réponse à l’instinct de survie, qui nous servait autrefois ou à courir, ou à combattre.

C’est Hans Selye, docteur spécialiste des mécanismes du stress, qui a découvert le syndrome général d’adaptation en 1935. La première phase, l’alarme, permet de mettre en alerte le corps ; si la situation évaluée comme stressante persiste (en cas d’exposition longue au bruit par exemple) le corps entre en phase de résistance : il se prépare à économiser les dépenses énergétiques…

Un peu comme un gladiateur prêt au combat alors que vous êtes sagement assis à votre bureau entre la photocopieuse et le téléphone. Puis vient la phase d’épuisement : la situation se prolonge, le corps s’évertue à se défendre et les capacités de l’organisme s’épuisent.

S’exposer régulièrement à un surcroît de bruit entraîne l’épuisement des ressources. Et les conséquences néfastes sont non négligeables.

  • Des effets extra auditifs physiques et psychiques constatés :

– sur l’ouïe à proprement dite : on observe la perte progressive partielle ou totale de l’audition, l’apparition d’acouphènes, de l’hyperacousie (hyper-fragilité auditive). Et il ne s’agit pas de simples gênes mais de réelles pathologies (voir notre article sur le fonctionnement de l’oreille interne).

– sur l’organisme : on constate des troubles cardiaques et digestifs, du sommeil, des risques accrus de maladies cardio-vasculaires, ainsi que le ralentissement du système immunitaire. Celui-ci, débordé, n’assure plus la protection des organes et la régénération des cellules : c’est la porte ouverte à de nombreuses maladies.

– psychologiquement : le bruit peut causer fatigue, burn-out, troubles de l’attention et de la concentration, anxiété, état dépressif, irritabilité et agressivité.

Cela peut engendrer la prise de traitements médicamenteux et être un facteur aggravant pour d’éventuels troubles psychiques déjà existants.

A long terme, le stress occasionné par le bruit devient chronique et favorise l’apparition de diverses maladies et pathologies. Les effets sur l’organisme et le système immunitaire représentent un risque sanitaire global important, psychomoteur et social, pouvant impacter la vie familiale, sociale, culturelle et professionnelle.

En préservant votre ouïe, c’est votre capital santé complet que vous protégez. Il existe des solutions pour se prémunir contre le bruit, sans toutefois se couper de la communication et des échanges avec les autres.

S’adapter au monde est possible différemment aujourd’hui et les équipes des centres Pastel Audition peuvent vous aider.

Car la protection est parfois la meilleure des précautions.