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LA DIMINUTION DE L’AUDITION
février 3, 2021

Dans la famille Toulemonde je demande… le grand-père !

Comme deux tiers de la population française âgée de plus de 65 ans, monsieur Toulemonde souffre de presbyacousie associée à une baisse auditive. Presby à… quoi ? Une presbytie des oreilles !?

C’est presque ça. Disons que cela se traduit par une gêne et une hyper sensibilité auditive, accompagnée d’une difficulté de compréhension de la parole en situation bruyante. Vous savez quand, au restaurant, monsieur Toulemonde opine du chef même si vous le voyez bien, il n’a absolument rien entendu. Pourtant il l’affirme, catégorique : il n’est pas sourd !

Et il a raison ! Monsieur Toulemonde entend. Il fait simplement face aux premiers signes d’une baisse d’audition. C’est qu’à partir de 60 ans, les capacités auditives diminuent naturellement. Mais souvent, la perte auditive n’est pas remarquée significativement. Car comment remarquer ce que précisément, on ne voit pas ou n’entend pas ?

C’est souvent l’entourage qui constate un changement à travers certains détails comme l’augmentation du son de la télé ou de la radio, s’il vous demande de répéter plus souvent, ou s’il se penche pour mieux vous entendre.

C’est dès l’apparition de ces signes que la consultation d’un ORL et d’un audioprothésiste se révèle nécessaire. La prise en charge est efficace dès les premières gênes auditives et permet d’apporter du confort dans le bruit et de réduire les effets d’une presbyacousie. Tout en ralentissant la perte auditive…

Malheureusement, bien souvent monsieur Toulemonde ne veut pas consulter. Il rechigne, il veut attendre et puis, il n’est pas assez « vieux » pour porter des aides auditives…

Ce que monsieur Toulemonde ne sait pas, c’est qu’en retardant le jour de son premier rendez-vous chez un audioconsultant ou un ORL, il contribue à l’apparition de maladies dégénératives de type Alzheimer. Les scientifiques l’ont démontré, audition et maladies cérébrales sont liées. Une réduction de la stimulation de l’aire auditive du cerveau correspondante augmente à terme, le risque de sénilité.

De plus une baisse auditive, même peu significative au départ, mène progressivement à l’isolement et au retrait des activités. Les conséquences ne sont pas négligeables.

Alors si dans votre entourage vous connaissez un monsieur Toulemonde, quand vous lui demandez par exemple, s’il veut de la charlotte aux fraises, et qu’il répond que non, il n’a jamais vu Bartèze, encouragez-le à consulter un professionnel de l’audition et rassurez-le. Il ne regrettera pas de pouvoir profiter de ses émissions préférées sans en faire profiter tout le quartier et il se sentira rajeuni ; n’a t-on pas l’air plus vieux quand on doit tendre l’oreille ?

Consulter dès les premiers signes d’une perte de l’audition permet de garantir le capital auditif et le capital santé dans son ensemble. Et pour cela, il n’est jamais trop tôt !